Entre pairs

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Encore du chemin pour l’open peer

3rd January 2007

Les nouveaux modèles participatifs suscitent tant l’enthousiasme qu’on oublie que parfois, certains projets échouent. C’est une telle douche froide qu’a connu récemment la prestigieuse revue scientifique Nature, qui avait récemment tenté d’expérimenter un nouveau système dit “open peer review”(OPR). Le principe en était simple. Dans une revue scientifique d’un certain niveau, les articles soumis sont déjà examinés par un comité de pairs: des scientifiques ayant au moins le niveau de l’auteur, qui ont pour rôle d’évaluer ces derniers, généralement anonymement.

De Juin à Septembre, Nature ouvrit les portes de sa rédaction aux scientifiques travaillant à l’exterieur, qui pouvaient, s’ils le désiraient, émettre des critiques sur les textes destinés à la publication.

d’après Ars Technica, les résultats n’ont pas été à la hauteur: “sur 1400 manuscrits susceptibles d’être évalués pendant cette période, il se trouva seulement 5% des auteurs pour accepter que leur article soit soumis à l’OPR. Les 71 papiers restants reçurent un total de 92 commentaires; La moitié n’en reçurent aucun, tandis que la moitié des commentaires ne concernait que huit desdits papiers”.

Par dessus le marché, la plupart des commentaires étaient dénués d’un contenu véritablement intéressant.

Quelles sont les raisons de cet échec? selon Nature, le caractère compétitif de la recherche contemporaine et le rôle des brevets pourait jouer un rôle. L’OPR risquerait de faciliter les “fuites” d’informations entre laboratoires concurrents, par exemple.

L’auteur de l’article d’Ars Technica pointe un autre problème. Contrairement à ce qui se passe lors des évaluations classiques, les scientifiques jouant le jeu de l’OPR ne bénéficiaient pas de l’anonymat.

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