Les alterlocalistes et la participation locale
1st March 2007
Le site Participation-Brest reprend une tres interessante conversation avec quatre activistes hyper-locaux, qui vaut une lecture attentive.
Alterlocalisme = une réappropriation du local par des habitants d’une ville ou d’une région, amplifiée par les technologies de communication qu’offrent l’Internet.
Nous reprenons ici uniquement un extrait ou l’un des participants du dialogue, Hubert Guillaud, qui donne son avis sur le potentiel participatif d’internet:
“Nous sommes encore loin d’une démocratie participative et plus encore d’une démocratie participative en ligne. Au plus avons-nous quelques conversations, quelques paroles qui s’expriment, quelques voix qui remontent. Bien modestement. Et de prolonger ce constat par la limite du pouvoir d’influence des propos, qui, s’ils parviennent jusqu’aux élus (qui sont souvent les premiers lecteurs), n’arrivent pas jusqu’aux citoyens. Reste que l’ignorance affichée, la non-réponse aux questions posées finit par limiter beaucoup la portée contestataire de l’outil. Sa force est ailleurs, dans la mise en réseau d’autres acteurs, dans la construction d’un web en action, un réseau de gens qui font des actions ensemble, en ligne, et qui demain, auront certainement un impact au-delà du seul réseau. Ce constat pourrait s’appliquer aussi à la démocratie locale à laquelle personne ne semble plus croire. Surtout pas les élus et encore moins les citoyens. Pourtant, qui seraient les mieux à même de participer à la décision des choses qui les entourent, les concernent ? Le pouvoir politique est confisqué. Les citoyens n’ont pas leur mot à dire. Au mieux, on fait semblant avec quelques réunions publiques où la plupart du temps, tout est décidé d’avance. Les actions locales sont souvent déconnectées du terrain, même là où elles doivent prendre place. La participation n’est pas naturelle. Il y a toute une éducation à faire et elle ne se fera pas en quelques jours. Nous ne sommes pas face à une révolution. Nous devrions toujours faire le maximum pour la participation : voilà la seule chose qui devrait animer les élus et les citoyens. Mais à force de confondre participation et communication… on risque de voir arriver le pire plutôt que le meilleur.”