Entre pairs

Le blog francophone de la fondation pour les alternatives P2P




Kit de survie dans un monde P2P

18th April 2008

Kit de survie dans un monde P2P

Invités : Alain Prochiantz, neurobiologiste, Michel Bauwens, président
de la P2P Foundation et Annie Abrahams, artiste

Jamais il n’avait été possible de voir et/ou contrôler à distance et
dans l’instant d’aussi vastes territoires (humains, objets ou signes)
depuis un même point, qu’il s’agisse d’un centre de commandement, du
siège d’une multinationale ou d’un moteur de recherche. Jamais non
plus les échanges horizontaux n’avaient permis l’émergence de
nouvelles formes de savoir et d’organisation à la Wikipédia. Alors que
les internautes transgressent allègrement les lois (« tous pirates !
»), les entreprises prennent la place des gouvernements sur les
questions de vie privée… Ces mutations s’accompagnent d’une crise
d’identité profonde, soit que les individus ne se reconnaissent plus
dans les édifices hiérarchiques (Etats, organisations commerciales,
etc.), soit que les échanges non hiérarchisés ne représentent pas
(encore) une réalité tangible pour eux. Peut-on imaginer de
s’affranchir du centre physique, comme le suggèrent les développements
des protocoles du P2P (peer to peer, pair à pair ou point à point, les
transferts d’informations d’un ordinateur à un autre) dans la future
version de l’Internet (IPv6) ?

Comment vivre dans un monde pair à pair, de qui à qui et d’où à où?
Pour leur deuxième édition, les rencontres « Internet mon Amour », à
l’initiative d’«artisans» du réseau (chercheurs, artistes, critiques,
observateurs et activistes), invitent à croiser les regards : Annie
Abrahams, net-artiste sensible, qui, au travers de performances on et
offline, interroge la part organique des échanges virtuels, Alain
Prochiantz, neurobiologiste professeur au Collège de France, qui a mis
à jour certains phénomènes d’échanges intercellulaires (des échanges
P2P biologiques ?) et Michel Bauwens, président de la Fondation P2P
qui défend un modèle
non-hiérarchique d’interaction sociales) rapprocheront leurs visions
d’un corps social et d’un corps biologique en cours de redéfinition.

Après une première séance, « Faut-il avoir peur du Web 2.0 ? », en
février dernier autour de Geert Lovink, théoricien des médias, les
rencontres «Internet mon amour» tissent des liens entre réseaux
immatériels et monde de la pensée (écrivains, biologistes,
philosophes). Parce que les enjeux culturels, économiques, politiques,
sociaux et identitaires d’Internet dépassent ses acteurs.

Les « artisans » d’Internet mon amour: Olivier Auber, chercheur,
Xavier Cahen, net-artiste, Agnès de Cayeux, net-artiste, Géraldine
Gomez, curatrice au Centre Pompidou, David Guez, artiste hacktiviste,
Valentin Lacambre, figure de l’Internet indépendant, fondateur
d’Altern et Gandi, Nathalie Magnan, tacticienne des médias et
cyberféministe, Albertine Meunier, net-artiste, Annick Rivoire,
créatrice du site Poptronics, Anne Roquigny, curatrice nouveaux
médias, Cyril Thomas, historien de l’art.

Une production du Centre Pompidou <http://www.centrepompidou.fr> en
partenariat avec Poptronics <http://www.poptronics.fr> , l’agenda des
cultures électroniques

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