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La renaissance des communs : Pour une société de coopération et de partage

David Bollier

CHARLES LEOPOLD MAYER (22 janvier 2014)

La-renaissance-des-communsRésumé de l’éditeur

De nombreux domaines de notre patrimoine commun sont aujourd’hui en état de siège : l’eau, la terre, les forêts, les pêcheries, les organismes vivants, les oeuvres créatives, l’information, les espaces publics, les cultures indigènes… Pour proposer une réponse aux multiples crises, économiques, sociales et environnementales que connaît la société actuelle, David Bollier invite à revenir sur cette notion de « communs ».
Ceux-ci doivent être appréhendés plus seulement comme des ressources dont tout le monde a la libre jouissance, mais comme un système de gouvernance associé à leur gestion.
L’auteur s’efforce de montrer comment les communs peuvent remédier à nos maux économiques en mettant en avant une
théorie plus riche de la valeur que l économie conventionnelle.
Car cette approche implique de nouveaux modèles de production, des formes plus ouvertes et responsables de participation des citoyens ainsi que des cultures et des technologies innovantes. Une initiative dynamique et collective dont témoignent les actions des différents mouvements des « gens du commun » à travers le monde, venant d’Inde, d’Italie, d’Allemagne, du Brésil, des États-Unis…, déterminés à construire des alternatives vivantes et fonctionnelles.
Cet ouvrage devrait permettre d’éclairer et de promouvoir le sujet des communs aussi bien auprès des académiques et des mouvements sociaux que des décideurs et des législateurs.

Biographie de l’auteur

David Bollier se consacre aux communs depuis la fin des années 1990 comme auteur, consultant politique, militant
international et blogueur. Il a déjà écrit ou dirigé plusieurs livres sur la question publiés aux États-Unis. De 2002 à 2010, il a co-fondé le Commons Strategies Group (« Groupe Stratégies
de Communs »), un projet de consultance internationale dont l’objectif est de soutenir le mouvement global des
communs, ainsi que Public Knowledge (« Savoir public »), une organisation civique basée à Washington et vouée à la
défense des intérêts du public en matière de politiques et de législations relatives à l’Internet, aux télécommunications et au copyright. Aujourd’hui, cet auteur américain travaille sur une variété de projets liés aux communs avec des partenaires américains et internationaux. Il tient un blog :
www.bollier.org et vit à Amherst, dans le Massachussetts,
aux États-Unis.

La guerre des forêts

Luttes sociales dans l’Angleterre du XVIIIe siècle

Edward Palmer THOMPSON

La découverte (janvier 2014)

guerre-des-foretsEn 1723, le Parlement anglais adopte une loi terrible, le Black Act, qui punit de pendaison le braconnage des cerfs dans les forêts royales et les parcs seigneuriaux. La peine de mort est bientôt étendue au simple fait de venir y ramasser du bois ou de la tourbe. L’atteinte à la propriété est ainsi criminalisée à l’extrême, et la loi ne sera abrogée qu’un siècle plus tard, en 1827.
Cet épisode s’inscrit dans la longue histoire de la résistance paysanne face à la montée d’une conception de plus en plus exclusive de la propriété, qui grignote peu à peu les anciens droits d’usage coutumiers, et réduit les plus faibles à la misère. Il illustre la violence de la domination sociale dans l’Angleterre du XVIIIe siècle, où l’oligarchie règne par la loi du profit et la corruption.
L’analyse magistrale qu’en donne le grand historien britannique Edward P. Thompson montre comment s’impose, dans l’arène juridique, l’individualisme possessif face aux droits collectifs. Elle fait revivre la brutalité du pouvoir des notables, et la détermination des braconniers, perdants magnifiques : la « guerre des forêts » est aussi une lutte de classes sans merci.

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Ensemble : Pour une éthique de la coopération

Richard Sennett

ALBIN MICHEL (3 janvier 2014)

ensembleInscrit dans les gènes de tous les animaux sociaux, le soutien mutuel est reconnaissable aussi bien chez les chimpanzés qui s’épouillent les uns les autres que chez les enfants qui construisent un château de sable ou chez les hommes et les femmes qui amassent des sacs de terre pour parer à une inondation soudaine : tous coopèrent pour accomplir ce qu’ils ne peuvent faire seuls. Cette tendance naturelle, innée, est pourtant moins un trait génétique qu’un art, une capacité sociale, qui requiert un rituel pour se développer. Dans un monde structuré par la concurrence, où la compétition prime toujours sur l’entente, savons-nous encore ce que c’est qu’être ensemble, par-delà le repli tribal du « nous-contre eux » ? Dans ce deuxième volet de la trilogie qu’il consacre à l’Homo faber, Richard Sennett se fait tour à tour historien, sociologue, philosophe ou anthropologue pour étudier cet atout social particulier qu’est la coopération dans le travail pratique. De la coordination des tâches dans l’atelier de l’imprimeur aux répétitions d’un orchestre, il nous fait découvrir de nombreuses expériences de communauté et d’action collective qui permettent de proposer une vision critique des sociétés capitalistes contemporaines. La richesse des références, l’originalité des points de vue, la liberté du style et la volonté de rester toujours au niveau de l’expérience quotidienne font la force de ce livre singulier et engagé. Et si, pour sortir de la crise, il suffisait de réapprendre à coopérer ?